Début avril 2025, Kinshasa, la métropole congolaise, a été durement touchée par de fortes pluies qui ont provoqué des inondations et des glissements de terrain. Plus de 60 000 personnes ont été touchées et au moins 170 ont perdu la vie.
Dans une analyse réalisée pour CIMIC-VZW, Tom D’Haeyer, expert en eau et climat chez Irrawaddy Earth, replace cette catastrophe dans un contexte plus large. Il souligne que la vulnérabilité de Kinshasa n’est pas seulement liée aux conditions météorologiques extrêmes, mais surtout à l’expansion urbaine rapide et incontrôlée, à l’insuffisance des infrastructures et à l’absence d’une gestion adéquate des déchets et de l’eau.
Bien que les prévisions climatiques annoncent une augmentation de la fréquence des fortes précipitations, M. D’Haeyer souligne que des causes structurelles telles que l’urbanisme chaotique, la dégradation des zones tampons naturelles et la complexité des droits fonciers aggravent considérablement les conséquences de cette catastrophe. « Comprendre les structures sociales et historiques du pouvoir en matière d’utilisation des terres est tout aussi important que d’analyser les processus hydrologiques », conclut-il.
Lien : Inondations à Kinshasa : plus qu’une simple catastrophe naturelle – CIMIC vzw